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Enquête anonyme de l'APA sur les réparateurs de véhicules automobiles
avril 2003
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Résultats de la dernière opération témoin de l'APA
Montréal, le 11 avril 2003 - L'Association pour la protection des
automobilistes (APA) a dévoilé aujourd'hui les résultats
de sa dernière opération anonyme. Des recherchistes de l'APA ont
visité cinquante et un ateliers de réparation dans les villes de
Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver pour faire corriger un problème
simple sur une auto témoin. L'étude, subventionnée par le
Bureau de la Consommation d'Industrie Canada, fera l'objet d'un reportage
diffusé le vendredi 11 avril à 21h dans le cadre de W-FIVE,
l'émission d'actualités du réseau CTV.
L'auto témoin était une fourgonnette Dodge Caravan 1999 obtenue
d'un membre de l'APA. Avant le début de l'enquête, elle avait subi une
révision mécanique complète. Les réparations
effectuées incluaient le remplacement de la batterie, des fils
d'allumage, des bougies, du chapeau (cap) et du doigt d'allumage (rotor)
ainsi que des pneus. Les freins étaient en parfaite condition et tous
les liquides et les filtres avaient été remplacés. Le
problème présenté aux ateliers était très simple : un
câble desserré à la borne de la batterie, rien de plus. Lors des visites
aux ateliers de réparation, les consommateurs anonymes de l'APA ont
déclaré que la fourgonnette refusait parfois de démarrer
et ont demandé une vérification générale de leur
véhicule. Le travail à effectuer consistait à faire des
vérifications de routine et à serrer le câble à sa jonction avec la
borne.
Les résultats ont varié énormément. Le coût de
l'inspection et de la réparation a varié d'un travail gratuit
jusqu'à 1,240$! Parmi les autres constations :
Vingt-cinq ateliers sur 51 ont rectifié la défectuosité
sans facturer des travaux ou des services inutiles, ce qui leur a
mérité la note de passage.
Vingt-six ateliers ont échoué au test de l'APA. Parmi ceux-ci,
onze n'ont pas réussi à trouver le problème, pourtant très simple.
Quinze ateliers ont facturé des montants supplémentaires pour des
opérations inutiles. Parmi les ces travaux : trois batteries
neuves, quatre ensembles de câbles de bougies, quatre chapeaux et doigts
d'allumage, deux changements de liquide de refroidissement, trois
démarreurs et un alternateur. Les freins ont été
nettoyés et ajustés à trois reprises et plusieurs petites
opérations inutiles ont été effectuées une fois
chacune.
L'enseigne n'est pas un gage de confiance
Les résultats permettent de constater que l'appartenance d'un atelier à
une chaîne nationale n'est pas un gage de confiance. Le Centre Auto Canadian
Tire sur Macleod Trail à Calgary a abîmé une pièce neuve devant la
caméra cachée de l'APA et présenté ensuite une
facture de 620$. Le Centre Auto Sears au mail Chinook à Calgary a
présenté la plus importante facture de l'enquête, soit 1,240$,
pour remplacer des pièces neuves ou en très bon état. Les
techniciens chez Sears ont fait un travail bâclé et la fourgonnette
était en pire état après les travaux!
WFIVE/APA Enquête
anonyme de l'APA sur les réparateurs de véhicules automobiles
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Villes
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Garage
|
Réussite
|
Échec
|
Enregistrez les
détails
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| Montréal
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13
|
5
|
8
|
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| Toronto
|
16
|
8
|
8
|
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| Calgary
|
10
|
4
|
6
|
|
| Vancouver
|
12
|
8
|
4
|
|
|
| Totale :
|
51
|
49% (25/51)
|
51% (26/36)
|
|
Montréal
À Montréal, 8 ateliers sur 13 ont échoué au test de
l'APA, le pire résultat après Calgary. «Nous étions très
déçus» a déclaré en conférence le
président de l'APA, Monsieur George Iny. «Le test était
très facile et par le passé les garagistes à Montréal avaient
obtenu de meilleurs résultats que ceux des autres grandes villes du
Canada.» Lors des enquêtes APA des trois dernières années, ce sont
les chaînes Canadian Tire et Alex Pneu et Mécanique qui ont obtenu les
pires résultats à Montréal, avec plus de la moitié des
ateliers ayant échoué aux visites de l'auto témoin.
Inquiétants, les régimes d'inspection obligatoire...
L'APA affirme que les réparateurs d'autos obtiennent des résultats
si variables qu'ils ne méritent pas la confiance du public pour
appliquer un programme provincial sur le contrôle des émanations
polluantes des gaz d'échappement. Plus des trois quarts des sommes
dépensées pour réparer la fourgonnette de l'APA ont
été gaspillés sur le remplacement de pièces pourtant
neuves ou en très bonne condition, ainsi que pour de mauvais diagnostics.
L'Association de l'industrie automobile (AIA) et d'autres groupes
représentant le secteur du service après-vente mettent beaucoup de
pression sur le gouvernement du Québec pour introduire un régime
d'inspections annuelles. Selon le président de l'APA, George Iny, il
s'agirait d'un mandat tout à fait extraordinaire. « Vous savez»
a-t-il déclaré, « qu'il y a un manque total de
crédibilité quand le président de cette même association a
répondu à Ottawa qu'un taux d'échec de 51% lors d'une enquête sur
le terrain n'était pas sérieux». Selon l'APA le public
serait plus avantagé si la contribution annuelle des automobilistes
était consacrée à des mesures avec un meilleur rapport
coût-bénéfice environnemental. Les résultats obtenus à
Toronto et Vancouver, où ces programmes existent depuis plusieurs
années, démontrent que les taux d'échec des automobiles de
tourisme commercialisées depuis 1995 demeure faible au moins jusqu'à la
septième année.
Selon l'APA, le programme souhaité par l'AIA entraînerait le gaspillage
d'une importante somme d'argent pour la vérification d'automobiles
récentes ayant un taux d'échec entre 5% et 10%. Par ailleurs,
l'industrie se vante d'un taux d'efficacité en matière de
réparation tout à fait illusoire et nettement contredit lors des
enquêtes de l'APA. Du côté de l'éthique commerciale, aucune des
grandes surface ne s'est engagée à abolir le paiement de boni au
personnel pour la ventes de pièces ou la surfacturation de la main d'uvre si
jamais un programme appuyé par le gouvernement du Québec voyait
le jour.
Toronto, Calgary et Vancouver
La moitié des ateliers de Toronto ont échoué au test.
Suivant l'exemple des enquêtes antérieures, un atelier Canadian Tire et
un atelier Goodyear ont remplacé des pièces neuves. L'APA a exigé
la remise de ces pièces remplacées qu'elle a fait réinstaller
pour poursuivre l'enquête.
Calgary s'est avérée la ville où les réparations
étaient les plus dispendieuses. Le Centre Auto Sears du mail Chinook a
dressé une facture pour la somme hallucinante de 1,240$ pour le
remplacement de diverses pièces neuves ou en bon état. Par ailleurs, les
mécaniciens de Sears ont endommagé certaines de leurs pièces lors
de l'installation, faisant en sorte que l'auto témoin en est sortie en
pire état qu'elle y était entrée.
Pour la première fois lors d'une enquête anonyme de l'APA, Vancouver a obtenu le
meilleur résultat. Huit des 12 ateliers visités ont obtenu la
note de passage. Parmi les quatre qui ont échoué, seulement deux
ont remplacé des pièces inutilement, tandis que les deux autres n'ont
pas posé le bon diagnostic. L'inspection la plus complète de l'enquête a
été effectuée par le concessionnaire Regency Chrysler, qui
a par ailleurs réduit sa facture d'office de 170$ à 103$ parce que la
défectuosité avait été très facile à corriger.
Une vision d'ensemble
Il y avait peu de bonnes nouvelles cette année. Bien que leur
échantillon soit petit, l'APA constate que, dans l'ensemble, les
concessionnaires des marques américaines obtiennent de meilleurs
résultats que les grandes surfaces lors de ses enquêtes. En dépit
d'une note d'échec globale de 38% lors des trois dernières
années, les ateliers Midas ont facturé passablement moins cher
que les autres chaînes d'ailleurs, deux des ateliers Midas visités à
Montréal cette année ont corrigé la
défectuosité sans frais. Sears est la seule chaîne nationale à
avoir remboursé les consommateurs anonymes de l'APA lorsqu'elle a
constaté que des réparations n'étaient pas
nécessaires, et la compagnie s'est engagée à suivre de près le
Centre auto au mail Chinook à Calgary.
Du personnel anciennement à l'emploi de Canadian Tire a avoué à l'APA que
les pratiques de rémunération des employés peuvent
contribuer aux abus. Dans certains ateliers, les préposés au
comptoir reçoivent en commission un pourcentage de 2% à 5% du montant
des factures et les mécaniciens peuvent recevoir une prime s'ils
complètent les travaux en un temps inférieur à celui facturé au
client. Selon Monsieur Iny, jeter le blâme sur le personnel de service ne
suffit plus : « Les solutions doivent venir de la haute gestion des
chaînes et des propriétaires des garages car il s'agit d'un problème
répandu dans l'industrie. » L'APA affirme que la direction de
Canadian Tire a le devoir d'appliquer des sanctions contre les
propriétaires des centres de service récidivistes, y compris la
possibilité de fermer un atelier ou de nommer un autre gestionnaire pour
opérer le Centre Auto.
Conseils pour le consommateur averti
Ne vous fiez pas aux rabais annoncés pour choisir votre atelier de
réparation. La qualité des travaux est si variable et les
publicités si incomplètes qu'un rabais ne garantit en rien une facture
réduite.
Demandez des références à une connaissance qui fait affaire avec
le même établissement depuis longtemps. L'accréditation par un
club d'automobilistes ou un programme gouvernemental comme DriveClean en
Ontario n'est pas un gage fiable de compétence ou d'honnêté.
Évitez les ateliers des bannières Canadian Tire, Alex Pneu et Mécanique
et Goodyear qui ont échoué aux tests de l'APA jusqu'à ce que
leurs bureaux chefs aient fait un nettoyage.